Rotation des Stocks et Point de Commande

Le stock, c'est de la trésorerie sous une autre forme. Ce calculateur mesure la vitesse à laquelle le vôtre redevient de l'argent, chiffre ce que coûte sa détention pendant l'attente, et détermine le point à partir duquel chaque référence doit être recommandée pour ne pas manquer avant la livraison suivante.
La première feuille part de deux chiffres, l'un du compte de résultat, l'autre de l'état des stocks : le coût des marchandises vendues sur la période et le stock à son début et à sa fin. La rotation, c'est ce coût divisé par le stock moyen ; les jours de stock, c'est la même relation lue comme une durée. Dans l'exemple, le stock tourne 4,9 fois par an, autrement dit une unité reste 74 jours en rayon avant d'être vendue. Les deux chiffres sont affichés parce que l'un parle davantage : personne ne se représente 4,9 rotations, mais tout le monde comprend que ce qui a été acheté en mars soit encore là en juin.
Détenir ce stock n'est pas gratuit, même quand rien ne tourne mal. La feuille vous demande donc de construire un taux de détention à partir de quatre éléments : le coût du capital, le stockage et la manutention, l'assurance et les pertes pour casse et obsolescence. À 22% sur un stock moyen de 280 000, la détention coûte 61 600 par an. Une seule journée de rayon sur l'ensemble du stock coûte environ 832. C'est ce chiffre qui rend concrète une discussion sur le rythme des commandes.
À côté, le modèle montre ce que libérerait une rotation plus rapide. Ramener les jours de stock de 74 à 60 libère 53 151 de trésorerie une fois, et économise ensuite 11 693 de coût de détention chaque année — une distinction à garder nette, car seule la seconde améliore le résultat. Un bloc distinct traite le stock caché derrière le chiffre principal : les références sans vente depuis 180 jours. Dans l'exemple, elles pèsent 16% du rayon, et sans elles la rotation réelle passe de 4,9 à 5,9.
La seconde feuille est la partie opérationnelle. Une ligne par référence avec la demande quotidienne, le délai fournisseur et le stock de sécurité souhaité en jours ; la feuille renvoie le point de commande, la quantité économique et, en dernière colonne, une consigne claire : commander maintenant, ou combien de jours de couverture subsistent au-dessus du point. Elle totalise aussi le coût du réapprovisionnement de la semaine, un montant à confronter à la trésorerie et non au rayon. Finmap suit précisément ce versant : ce que vous devez aux fournisseurs et ce qui est réellement disponible avant que la commande ne parte.


