Modèle de rentabilité par projet
Le modèle place chaque projet sur une ligne et calcule ce qu'il a réellement rapporté : les honoraires, les heures passées, le coût de ces heures et les frais directs engagés pour cette mission seule. Le projet dont tout le monde se souvient est en général la plus grosse facture. Il est rarement le plus rentable.
Ce qui compte ici, c'est la marge par heure, pas le pourcentage. Le pourcentage flatte les gros projets : 30 % sur des honoraires élevés font meilleure figure que 50 % sur de petits honoraires, jusqu'au moment où l'on remarque que le gros projet a consommé quatre fois plus de capacité de l'équipe. En divisant la marge par les heures réellement travaillées, les projets de toutes tailles se retrouvent sur la même échelle, et c'est souvent la petite mission bien cadrée qui arrive en tête.
Le coût horaire est la donnée que l'on se trompe le plus souvent à poser. Ce n'est ni le tarif que vous facturez, ni le salaire divisé par 160. C'est tout ce qu'une personne vous coûte — charges, matériel et congés payés compris — divisé par les heures que vous payez réellement sur l'année. Prenez un taux trop bas et tous les projets du tableau paraîtront rentables pendant que le solde bancaire dit le contraire.
Le second onglet lit le même tableau comme l'écart entre les heures devisées et les heures travaillées. C'est précisément cet écart que la plupart des agences n'intègrent jamais au prix : du travail livré en entier, facturé à personne, absorbé en silence par celui qui était disponible. Finmap tient coûts et recettes de projet au même endroit à mesure qu'ils surviennent, si bien que la comparaison existe en fin de mois au lieu d'être reconstituée à partir de feuilles de temps deux trimestres plus tard.


