Comptabilité par projet : comment arrêter de mélanger l'argent entre les commandes
"Souvent, les fonds se mélangent. Parfois nous attendons un paiement, mais il faut déjà réserver — alors nous prenons de l’argent sur un autre projet, puis nous essayons tant bien que mal de l’enregistrer, mais on ne parvient jamais à tout retracer."
— Olena, copropriétaire d’une agence événementielle full-service
Vous reconnaissez cette histoire. Lundi, vous avez pris 30 000 sur le paiement du client A pour régler une facture urgente du projet B. Mardi, vous deviez rembourser — vous vous l’étiez promis. Mercredi, le salaire de l’équipe est arrivé, jeudi, un remboursement de caution inattendu, vendredi, le client A demande de clôturer le budget.
Vous ouvrez Excel et vous n’y comprenez plus rien : combien reste-t-il réellement dans le budget du projet A ? Combien a rapporté le projet B ? Où sont passés les 30 000 ?
Si vous avez au moins 2 projets en parallèle, cet article est pour vous. Nous allons voir comment organiser votre comptabilité pour que chaque euro connaisse son projet, et pour que vous voyiez le solde du budget en temps réel, sans efforts surhumains.
TL;DR — ce que vous obtiendrez avec ce guide
- ✅ Comprendre en quoi la comptabilité par projet diffère de la comptabilité classique
- ✅ Un système en 5 étapes qui fonctionne dès la première semaine
- ✅ Un modèle prêt de catégories + étiquettes pour les entreprises de services
- ✅ Un cas réel : comment une agence événementielle avec plus de 30 réservations en parallèle a mis de l’ordre
- ✅ Une liste de l’argent qui a l’habitude de "se dissoudre" — et comment le rattacher au bon projet
Pourquoi Excel n’est pas une comptabilité par projet, mais une illusion de comptabilité
Dans 9 petites entreprises sur 10, la comptabilité par projet ressemble à ceci : un onglet séparé pour chaque projet dans Google Sheets, plus un tableau récapitulatif pour "toute l’entreprise". En théorie, un système. En pratique, une séance d’une heure chaque soir pour savoir "qui a payé quoi".
Excel perd pour trois raisons :
1. Un paiement = un projet. Toujours. Excel ne sait pas répartir. La réalité, elle, le sait. Le comptable s’occupe de 3 projets, le loyer du bureau en concerne 5, l’abonnement au CRM, toute l’entreprise. Soit vous inscrivez toute la facture sur un seul projet (et vous vous mentez sur la marge), soit vous faites 5 lignes à la main en priant pour que le total tombe juste.
2. Le solde du budget ne se met pas à jour tout seul. Lundi, 100 000 étaient prévus pour le projet. Vendredi, 47 000 avaient été dépensés. Combien reste-t-il ? Sur le tableau : 53 000. En réalité : 38 000, parce que vous avez oublié d’enregistrer 2 paiements en espèces aux coursiers et une commission bancaire. L’illusion du contrôle est pire que son absence.
3. L’équipe ne peut pas saisir de données sans chaos. Vous donnez à un manager l’accès au tableau principal — il casse une formule. Vous créez un modèle à part — il le remplit mal. Vous créez un formulaire — il ne récolte que du bruit. Résultat : vous saisissez tout vous-même, le soir, avec des erreurs.
💡 À retenir : la comptabilité par projet, ce n’est pas "plus de colonnes dans Excel". C’est un autre modèle de données, où une transaction peut appartenir à plusieurs projets dans des proportions différentes, et où le solde du budget se recalcule à chaque minute.
Le système en 5 étapes de la comptabilité par projet
Étape 1. Définissez ce qu’est un "projet" pour vous
Ce n’est pas une question de rhétorique — c’est la décision la plus importante en comptabilité.
Projet = une unité pour laquelle vous voulez voir un compte de résultat (P&L) séparé.
Exemples :
- 🎪 Agence événementielle : un mariage = un projet. Pas "toute la ligne mariages" — c’est trop large.
- 🏗️ Construction : un chantier = un projet. Pas "toutes les rénovations" — vous ne verrez pas les projets déficitaires.
- 💼 Agence : un client ou un contrat au forfait mensuel (retainer) = un projet.
- 🌷 Fleuriste : les projets ne sont pas nécessaires — c’est une comptabilité de stock. Les catégories suffisent.
- 🎗️ ONG : une campagne ciblée = un projet. Particulièrement important pour les rapports aux donateurs.
Règle simple : si vous ne pouvez pas dire "le projet s’est clôturé avec un bénéfice" ou "le projet est en perte" — ce n’est pas un projet, mais un axe d’activité. Reprenez la structure.
Étape 2. Répartissez les dépenses en 3 types
Toutes les dépenses ne se valent pas. Voici une classification qui vous fera gagner des heures de confusion :
| Type | Exemple | Comment répartir |
|---|---|---|
| Directes de projet | Matériaux, paiement à un sous-traitant, location d’équipement pour le projet | 100 % sur 1 projet |
| Partagées entre projets | Un comptable qui gère 3 contrats | Réparties entre les projets au prorata (50/30/20 ou à parts égales) |
| Frais généraux | Loyer du bureau, Slack, votre propre salaire en tant que propriétaire | NE sont PAS réparties sur les projets — à part, dans "Overhead" |
⚠️ L’erreur la plus fréquente : inscrire le loyer du bureau sur les projets. Chaque projet affiche alors une "marge rouge", et vous ne savez plus si l’entreprise est rentable dans l’ensemble. Gardez les frais généraux à part — vous verrez la vraie marge des projets.
Étape 3. Configurez la structure dans Finmap (15 minutes)
C’est ici que l’outil entre en jeu. Prenons l’exemple d’une agence événementielle :
Catégories (c’est la structure universelle des dépenses — comme des rubriques) :
- Revenus :
Paiement client,Acompte,Solde - Dépenses :
Lieu,Traiteur,Décoration,Équipe,Marketing,Overhead
Projets (ce sont des commandes concrètes) :
Mariage Ivanov 12.07Anniversaire Petrenko 28.07Soirée d’entreprise Acme Corp 15.08Anniversaire enfant Sofia 02.09
Étiquettes (ce sont des dimensions supplémentaires — pour l’analyse) :
Type d’événement : mariage / entreprise / enfantLieu : Kyiv / Lviv / déplacementSaison : haute / basse
🎯 La structure catégories × projets × étiquettes vous donne une analyse en 3D. Vous pouvez demander : "Combien avons-nous gagné sur les mariages à Lviv en haute saison ?" — et obtenir la réponse en 2 secondes.
Étape 4. Répartissez les paiements dès la saisie
C’est la fonctionnalité qui fait tout casser dans le modèle Excel.
Cas : vous payez à un photographe freelance 18 000 grivnas pour une semaine de travail. Il a photographié deux mariages.
❌ Dans Excel — soit vous inscrivez les 18 000 en entier sur un seul mariage, soit vous faites 2 lignes à la main, soit vous abandonnez et mettez tout dans les frais généraux.
✅ Dans Finmap — une seule opération, un bouton "Répartir", deux projets : 10 000 sur Ivanov, 8 000 sur Petrenko. Le total correspond automatiquement, chaque projet voit sa part, la marge est fiable.
💡 Vous pouvez répartir non seulement entre projets, mais aussi entre catégories. Une grosse facture d’hypermarché — une partie inscrite en "Décoration", une partie en "Équipe (repas le jour du tournage)". C’est réaliste.
Étape 5. Suivez le budget du projet en temps réel
Pour chaque projet dans Finmap, vous fixez un plan : revenus attendus + budget de dépenses. Ensuite, c’est le système qui calcule tout seul.
Le tableau de bord du projet affiche :
- Combien le client a déjà payé / combien il doit encore
- Combien a été dépensé du budget / combien il en reste
- La marge projetée au rythme de dépenses actuel
- Les "zones rouges" — les catégories en dépassement
C’est exactement le moment où vous cessez de vous mélanger. Ce n’est plus "j’ouvrirai Excel vendredi pour calculer", mais un coup d’œil au tableau de bord en 5 secondes entre deux appels.
Cas réel : une agence événementielle avec plus de 30 projets en parallèle
Olena (prénom modifié) dirige une agence événementielle full-service. Avant de passer à Finmap :
- 📉 Jusqu’à 30 projets actifs à différents stades (demande → acompte → travail → solde)
- 📉 5 personnes dans l’équipe finance, chacune avec sa propre Google Sheet
- 📉 Les fonds "se mélangeaient" — on prenait sur un projet, on promettait de rembourser depuis un autre, sans jamais le faire
- 📉 Les chefs de projet n’avaient pas accès aux finances — ils demandaient à Olena
- 📉 Une fois par mois, un rapprochement complet qui prenait 2 jours
Ce qui a changé après le passage à Finmap :
| Indicateur | Avant | Après 60 jours |
|---|---|---|
| Temps consacré au rapprochement financier | 2 jours/mois | 30 min/semaine |
| Part de transactions "perdues" | ~12 % | moins de 1 % |
| Chefs de projet qui voient leur budget | 0 sur 5 | 5 sur 5 |
| Précision de la marge par projet | ±20 % | ±2 % |
| "Appels à Olena pour des questions financières" | 8-10/jour | 1-2/semaine |
Ce qu’Olena a fait :
- Configuré les rôles : les chefs de projet voient uniquement leurs propres projets, pas l’ensemble de l’entreprise
- Relié l’entreprise individuelle (FOP) et la société européenne dans un même compte — a ainsi vu le bénéfice réel de toute l’activité
- Mis en place un bot Telegram pour les dépenses en espèces — les managers saisissent sans avoir à se connecter au système
- Créé des règles automatiques qui catégorisent 80 % des transactions automatiquement
"C’est clair. Cent pour cent clair." — la réaction finale d’Olena lors de la démo. Et c’est exactement à cela que doit ressembler une comptabilité : claire.
Checklist : êtes-vous prêt pour la comptabilité par projet ?
Cochez ✅ chaque point que vous pouvez faire en 30 minutes :
- Vous avez listé 5 à 10 projets actifs avec des noms concrets et des échéances
- Vous avez réparti les dépenses en directes / partagées / frais généraux
- Vous avez créé des catégories universelles (10 à 15, pas plus)
- Vous savez sur quelle période vous planifiez le budget (semaine / mois / durée du projet)
- Vous avez défini qui, dans l’équipe, aura accès et à quoi exactement
- Vous êtes prêt à investir 2-3 heures au démarrage pour économiser des jours ensuite
Si vous avez 5 cases cochées ou plus — lancez-vous dans Finmap. Le premier projet prendra 20 minutes, ensuite ce sera plus rapide qu’un café.
Questions fréquentes (FAQ)
Combien de projets, c’est trop ?
Techniquement, Finmap n’impose aucune limite. En pratique, au-delà de 50 projets actifs simultanément, mieux vaut les regrouper en programmes (par exemple, "Projets 2026 T3"). Sinon, le tableau de bord devient surchargé.
Peut-on changer la structure des catégories après le démarrage ?
Oui. Les catégories peuvent être renommées, fusionnées, et les transactions déplacées entre elles. Mais refaire la structure tous les 2 mois est le symptôme que vous n’avez pas défini "ce qu’est un projet" dès le départ. Revenez à l’étape 1.
Et si un projet dure 6 mois ? Comment calculer la marge ?
Regardez la marge sous deux angles : cumulée depuis le début du projet et pour le mois en cours. La première donne la vue d’ensemble, la seconde vous dit si vous êtes actuellement dans le positif. Dans Finmap, les deux tableaux de bord sont disponibles d’emblée.
Puis-je gérer la comptabilité par projet et en même temps par équipes/services ?
Oui. Catégories + Projets + Étiquettes sont 3 axes indépendants. Créez l’équipe comme étiquette ("Équipe : Kyiv", "Équipe : Lviv") — et vous obtiendrez un rapport selon n’importe lequel des trois axes.
Ai-je besoin d’un financier si je tiens ma comptabilité dans Finmap ?
Cela dépend du chiffre d’affaires. Jusqu’à 1-2 millions de grivnas/mois, vous vous en sortez seul ou avec un assistant. Au-delà, il vaut mieux faire appel à un spécialiste, mais pas pour la saisie de données — plutôt pour l’analyse et les recommandations. Finmap prend en charge la mécanique, le financier, la stratégie.
Et les données des mois précédents ? Puis-je les transférer ?
Oui, mais nous recommandons de ne pas saisir "tout l’historique des 3 dernières années", mais les 3 mois précédents + le mois en cours. Cela suffit pour construire des plans et voir la tendance. Au-delà, c’est du travail inutile, les données sont déjà obsolètes.
Et maintenant ?
Si à un moment ou un autre vous avez hoché la tête, il est temps d’essayer.
📌 Inscrivez-vous sur Finmap → créez votre premier projet → saisissez 5 opérations avec répartition → regardez la marge. Au total : 25 minutes. Si ça ne vous convient pas, vous n’aurez rien perdu.
Essayer gratuitement pendant 14 jours →
Et si vous voulez savoir comment organiser la comptabilité des espèces (car dans chaque entreprise, 20 à 40 % des opérations se font hors banque) — l’article suivant de notre blog : "Le chaos est toujours dans les espèces" : comment dompter la comptabilité de caisse en une semaine.
Article rédigé à partir de véritables consultations avec des clients de Finmap. Tous les noms et chiffres des cas ont été modifiés.
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Frequently Asked Questions
Technically, Finmap has no limits. In practice — if you have more than 50 simultaneously active projects, it's worth grouping them into programs (for example, "Projects 2026 Q3"). Otherwise the dashboard gets overloaded.
Yes. Categories can be renamed, merged, and transactions moved between them. But reworking the structure every 2 months is a symptom that you didn't define "what a project is" at the start. Go back to Step 1.
Look at the margin in two dimensions: cumulative since the project started and for the current month. The first shows the overall picture, the second — whether you're in the black right now. In Finmap, both dashboards come out of the box.
Yes. Categories + Projects + Tags are 3 independent axes. Set up the team as a tag ("Team: Kyiv", "Team: Lviv") — and you'll get a report in any of the three dimensions.
It depends on turnover. Up to ₴1–2M/month — you manage on your own or with an assistant. Above that — it's worth bringing in a specialist, but not for entering data, rather for analysis and recommendations. Finmap takes on the mechanics, the specialist — the strategy.
Yes, but we recommend entering not "the entire 3-year history", but the 3 previous months + the current one. That's enough to build plans and see the trend. Going deeper is wasted work — the data is outdated.
