54 M UAH de chiffre d’affaires portés par l’amour des enfants et la rigueur financière : l’histoire inspirante de l’école privée ThinkGlobal
Yana Moskovchenko dirige l’école privée ThinkGlobal à Petropavlivska Borshchahivka et le jardin d’enfants KUKU Kids. Son parcours d’entrepreneure n’a pas commencé par un business plan, mais par le désir d’une mère de trouver, pour sa fille, un endroit où elle ne serait pas « cassée » par les cadres rigides du système public. Aujourd’hui, Yana pilote une entreprise qui réalise 54 millions d’UAH (≈ 1 272 770 $) de chiffre d’affaires annuel, organise des camps familiaux GLOBAL FRIENDS partout dans le monde, et connaît la rentabilité exacte de chaque projet grâce à Finmap.
Nous avons parlé avec Yana du « Titanic » de l’éducation publique, de la gestion d’une entreprise en temps de guerre, et des raisons pour lesquelles un suivi financier bien structuré est la meilleure prévention du stress pour un dirigeant. Voici son histoire, racontée avec ses propres mots.
De fonctionnaire à entrepreneure
Depuis l’enfance, je rêvais de travailler avec les enfants. Mais mon père avait d’autres projets pour moi : « Yana, quoi, tu vas devenir pédiatre ? Ou institutrice en maternelle à moucher les enfants ? Comptable, voilà le meilleur métier du monde. » J’ai obtenu mon diplôme en finance et audit, je l’ai montré à mon père, et je n’ai jamais travaillé un seul jour dans ce domaine.
Je travaillais au département des ressources foncières. Mais à la naissance de ma fille, j’ai compris que je ne voulais pas retourner dans la fonction publique après mon congé maternité. J’aimais tellement m’occuper de son développement que je me suis plongée dans le sujet, je me suis reconvertie, puis j’ai commencé à animer des cours. En 2011, cela s’est transformé en mon premier centre d’éveil à Petropavlivska Borshchahivka — tout simplement parce que je ne savais pas où emmener mon propre enfant. À mesure que ma fille grandissait, j’ai eu envie d’aller plus loin, alors j’ai acheté une franchise de jardin d’enfants.
« J’ai emprunté 10 000 $ à des connaissances et j’ai acheté la franchise du centre d’éveil pour enfants “Kuzya”. À l’époque, c’était une somme astronomique pour notre famille. Mais je croyais tout simplement à l’idée. Et grâce à cela, nous n’avons jamais travaillé un seul jour à perte. »
Bousculer les stéréotypes de l’école publique
Quand ma fille est entrée en CP dans une école publique, ça a été un véritable choc culturel. Après un jardin d’enfants privé, elle se sentait « étouffée » par les règles du système. Elle ne comprenait pas pourquoi elle devait faire des choses qui n’avaient aucun sens, ni pourquoi elle n’avait pas le droit de se tromper. C’est à ce moment-là, en 2017, que j’ai acheté la franchise ThinkGlobal.
« J’achetais “du vent”. Juste une idée à laquelle je croyais profondément. Aujourd’hui, c’est une grande franchise, avec de nombreuses écoles dans différentes villes. Mais à l’époque, je faisais partie des pionniers. Ce que j’ai appris cette première année a été un bond quantique dans la construction d’une entreprise et dans mon développement personnel. Je n’ai jamais regretté d’avoir commencé avec une franchise : cela m’a évité beaucoup d’erreurs. »
L’équipe, le style de management et la « méthode du câlin »
J’ai 26 collaborateurs à l’école et 7 au jardin d’enfants. Quand je recrute, en plus d’évaluer les compétences techniques, j’ai une méthode secrète. Je me demande : « Est-ce que j’ai envie de prendre cette personne dans mes bras ? » Si la réponse est oui, c’est notre enseignant. L’école, c’est une âme et une atmosphère ; les gens y passent toute la journée, donc c’est comme une deuxième famille. L’ambiance est particulièrement importante pour la génération Z : il faut que ce soit vivant, plein d’énergie, sinon ils ne restent pas. Et moi, j’ai besoin précisément de ces personnes énergiques.
Côté management, je suis douce et démocratique. Parfois même un peu trop, donc en ce moment j’apprends à dire « non ». Je suis très loyale et j’accorde beaucoup de valeur aux relations — peut-être que l’ambiance amicale dans l’équipe compte davantage pour moi que les indicateurs purement professionnels.
Nous sommes une « école du sens »
Nous expliquons pourquoi chaque matière est utile. Nous enseignons l’adaptabilité, car les métiers disparaissent très vite. Nos cours sont modernes : réseaux neuronaux, rhétorique, business, journalisme. Ma mission, c’est que les lycéens comprennent ce qu’ils veulent vraiment, au lieu de viser simplement un diplôme.
Pour moi, la réussite, c’est lorsqu’un ancien élève revient 10 ans plus tard et me dit : « Yana, merci de ne pas m’avoir brisé à l’école, mais de m’avoir appris à croire en moi. » Et tout cela pendant que mon entreprise reste stable, rentable, et me donne la possibilité de voyager et de profiter de la vie.
Le cœur de notre approche : l’intelligence émotionnelle et la communication
La psychologie est obligatoire chez nous. Ce n’est pas de la théorie tirée d’un manuel, mais de la pratique : comment communiquer avec des « messages-je », comment parler de ses peurs, comment poser ses limites (« Stop, ça me met mal à l’aise »). Nous apprenons à résoudre les conflits — à régler les problèmes avec « les mots de la bouche ».
Quand les élèves me voient, ils crient : « Yana ! » et s’accrochent à moi comme des grappes de raisin ; ils pourraient même me faire tomber par terre, tellement nos relations sont chaleureuses et amicales. J’ai toujours un mot gentil à dire : « quel joli nœud tu as », « ton pull est vraiment adorable », « on m’a raconté comme ta réponse en classe était super, bravo ! » J’aime les enfants, et ils le sentent.
Le marché de l’éducation : « une petite barque à côté du Titanic »
L’éducation publique est un immense « Titanic » qu’il est difficile de faire virer rapidement. La culture de la peur de l’erreur y reste très présente. Un enfant doit obtenir la note parfaite du premier coup, sinon c’est la honte. Nos enfants sont libres. Quand un enfant arrive d’une école publique, nous le « sortons de sa coquille » en lui montrant qu’il peut se tromper sans danger. Sans les normes du ministère de l’Éducation, je supprimerais totalement les notes jusqu’à la 4e.
Je vois des opportunités partout
La guerre, aussi étrange que cela puisse paraître, en a apporté pas mal. Les coupures de courant ont entraîné un afflux d’enfants chez nous. Les écoles publiques sont de grosses machines, difficiles à chauffer et à éclairer. Chez nous, il fait toujours chaud, il y a Internet, et nous nourrissons tout le monde. Nous sommes devenus des « points d’invincibilité » pour nos parents.
Le marché de l’éducation privée va continuer à grandir tant que l’État ne pourra pas offrir gratuitement un niveau de qualité élevé. Les enfants qui étudient aujourd’hui dans des établissements privés ou à l’étranger, puis qui reviendront, seront l’élite qui façonnera le pays.
Conseils aux entrepreneurs et à ceux qui veulent lancer un projet éducatif
- N’ayez pas peur. La demande pour une éducation de qualité en Ukraine est énorme.
- Cherchez le sens. Si vous vous lancez dans l’éducation uniquement pour l’argent, vous allez vite vous épuiser. Il faut aimer les enfants et brûler pour sa mission.
- Calculez le modèle financier « depuis la rive » (avant de vous lancer). N’ouvrez pas une entreprise à l’aveugle.
Finance : sortir de la gestion à l’intuition
À un moment, au début de l’invasion à grande échelle, j’ai même envisagé de vendre l’école à cause de l’instabilité. Mais j’ai compris que vendre une entreprise avec juste un « fichier Excel », ce n’était pas professionnel. J’ai entendu parler de Finmap lors d’une conférence, je l’ai mis en place, j’ai vu les vrais chiffres, et je me suis dit : « Waouh, je gagne autant que ça ! Pourquoi est-ce que je vendrais ? »
« Aujourd’hui, mon chiffre d’affaires est d’environ 54 millions d’UAH par an. La rentabilité des écoles est d’environ 46 %, et celle du jardin d’enfants est plus basse — autour de 14 %. Je sais tout cela parce que je me préparais à l’interview. Ça m’a pris deux minutes : j’ai simplement ouvert l’application Finmap et tout vérifié », rit Yana
La vie avant Finmap
Avant, tout était dans Excel, et c’était terrible. Il y avait des cahiers, tout était écrit à la main : combien nous avions encaissé, combien nous avions dépensé, puis nous essayions de rapprocher ces données, et ça ne tombait jamais juste. Tant que je n’étais pas passée sur place ou que je n’avais pas appelé, je ne savais pas combien d’argent il y avait réellement dans la caisse. Je devais surveiller en permanence et tout garder en tête : où avons-nous oublié d’enregistrer quelque chose ? Pourquoi manque-t-il de l’argent ? Pourquoi ça ne correspond pas à Excel ? C’était un cauchemar. Je n’ai même pas envie de m’en souvenir.
Les finances aujourd’hui
Finmap m’a aidée à tout automatiser. Quand je fixe les frais de scolarité pour l’année suivante, je m’appuie sur les données liées au loyer en devise étrangère, aux salaires et aux dépenses. Il y a même un effet psychologique : quand je regarde les chiffres, je sais avec certitude que je peux payer le loyer, maintenir l’école, payer les salaires — tout va bien !
J’ai deux sites pour l’école et un jardin d’enfants. Chacun a des administrateurs avec leurs propres caisses. Ils ont accès à Finmap et classent les paiements « sur les bonnes étagères ». À tout moment, je peux voir les soldes de chaque caisse. À part, je gère le projet « Camps ». Cela me permet de voir combien je peux allouer à la publicité et combien reste en bénéfice net. C’est comme construire des tours avec des blocs : je vois d’où j’ai pris une pièce et où elle doit revenir.
« Avant, je faisais énormément de choses moi-même, en y dépensant mon énergie de vie. L’argent que je paie aujourd’hui pour Finmap n’est rien à côté du travail que j’étais obligée de faire avant. C’est un investissement très rentable. »
Mettre en place Finmap : de la résistance de l’équipe à « comment faisait-on avant ? »
En général, toute nouveauté est accueillie par l’équipe avec de la résistance, et il faut leur prouver sa valeur. Parfois, il faut simplement « faire passer » le changement. Naturellement, tout le monde veut continuer à travailler comme avant et ne rien changer. Je leur ai dit : « Écoutez, vous n’avez pas envie de vous déplacer à cheval ou de laver votre linge à la main, si ? Nous installons un “lave-vaisselle” pour les finances, pour que cela se fasse à votre place. »
Mais l’équipe de Finmap nous a beaucoup soutenus. D’abord, j’ai compris le système moi-même, puis Finmap a organisé une réunion en ligne pour mes collaborateurs. Ils ont tout expliqué, et l’équipe a réalisé : « Ah, mais ce n’est pas compliqué du tout. » Au bout d’un mois, ils me disaient déjà : « Yana, c’est génial ! Comment faisait-on avant ? » L’administration s’est débarrassée d’une énorme charge de travail. Et aujourd’hui, je ressens une vraie liberté : je peux être dans une autre ville, ouvrir mon téléphone et voir l’état réel des choses.
« Du point de vue du suivi financier, Finmap est la meilleure option pour moi. Je suis vraiment une grande fan du service. Il libère du temps pour soi : pour l’amour, pour grandir, pour avoir la possibilité de goûter à cet univers. »
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Secteur : Comment l’école en ligne Mathema a automatisé sa gestion financière avec Finmap
Questions fréquentes
Les entreprises du secteur éducatif doivent jongler avec les frais de scolarité, les salaires d’équipes importantes, les camps et des inscriptions saisonnières : un suivi financier structuré est donc indispensable. Passer d’Excel à un outil qui mesure la rentabilité par projet — école, jardin d’enfants, camps familiaux — permet de voir précisément où l’argent est gagné. Cette visibilité aide aussi le dirigeant à réduire fortement son stress, car ses décisions s’appuient sur des chiffres réels.
Une franchise peut aider les nouveaux entrepreneurs à éviter de nombreuses erreurs de départ grâce à un modèle éprouvé et à un accompagnement, comme l’a vécu la propriétaire de ThinkGlobal. En contrepartie, il faut accepter un investissement initial et croire au concept avant même de voir les résultats. Cela fonctionne surtout si l’on considère la première année comme une formation intensive à la construction d’une entreprise, et non comme une solution clé en main.
Connaître la rentabilité exacte de chaque projet permet de voir quelles activités soutiennent réellement l’entreprise et où investir. Un système structuré remplace les intuitions par des données, ce qui permet de traverser des périodes instables — y compris la guerre et les coupures d’électricité — sans céder à la panique. Résultat : une entreprise qui reste stable et rentable, tout en laissant au dirigeant la liberté de se concentrer sur la croissance.
La demande pour le privé tend à augmenter tant que l’État ne peut pas offrir gratuitement une éducation de grande qualité. Les chocs extérieurs renforcent cette tendance : par exemple, les coupures d’électricité ont poussé les familles vers des écoles qui restent chauffées, éclairées et connectées, devenant ainsi de véritables repères de stabilité. Pour les dirigeants, cela signifie une demande durable et résiliente, sur laquelle il vaut la peine de bâtir un plan financier.
