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Séchoir : le bois des autres ou le sien
Études de cas
Industrie

Séchoir : le bois des autres ou le sien

Sergiy Shuldik
Sergiy Shuldik
Expert financier chez Finmap

« On m'a proposé d'acheter de la planche verte et de vendre de la séchée. On me disait : là-bas la marge est de mille trois cent cinquante au mètre cube, alors que sur le séchage tu prends trois cent soixante. J'ai calculé et j'ai compris qu'on me proposait de gagner sept fois plus et, du même coup, d'arrêter de dormir »

Liubomyr Hrynchuk tient un séchoir à bois près de Stryi. Quatre cellules, chêne et pin, pour clients les ateliers de menuiserie du coin et deux fabricants de meubles. Seize ans dans le bois, les six derniers à son compte. Le matériel est à lui, la chaudière tourne à la sciure, la file d'attente pour le séchage est là depuis le printemps. Et la décision la plus importante de ce métier ne porte pas sur le séchage.

Quatre cellules de soixante mètres cubes

Le site a quatre cellules, chacune prend 60 m³. Un chargement complet, cela fait 240 m³.

Le cycle moyen est de dix jours. Le chêne sèche plus longtemps, le pin plus vite, mais sur l'année la moyenne tombe là. À 330 jours ouvrés, cela donne 33 cycles.

La capacité annuelle du site est donc de 7 920 m³ de planche verte.

En seize ans, Liubomyr est passé d'opérateur de cellule à propriétaire, et presque tout ce temps il a vu le séchage comme une technologie. Combien de degrés, combien de jours, quelle humidité en sortie, combien de rebut. À qui était la planche dans la cellule, il y voyait un détail d'organisation, pas un métier à part.

La cellule ne sait pas à qui est le bois qu'elle contient

Techniquement, cela ne change rien. Même gaz, même ventilation, même opérateur, même cycle. Le coût de séchage d'un mètre cube ne dépend pas de qui a acheté ce mètre cube.

L'économie, elle, change du tout au tout. Et c'est cela que Liubomyr a sous-estimé pendant six ans.

Stryi est un endroit logique pour ce métier. Le bois des Carpates est à côté, il y a une scierie dans un village sur deux, et des cellules de séchage il y en a peu : elles coûtent cher et exigent du gaz ou une chaudière à combustible solide. Liubomyr a monté la sienne pour brûler la sciure de ses propres déchets, et c'est une des raisons pour lesquelles son coût de séchage est plus bas qu'en ville.

Ce qu'est le séchage à façon

Le client amène sa planche, paie le séchage, repart avec le bois sec. Le bois ne devient jamais la propriété du site.

  • prix du séchage : 960 ₴ le m³ de chargement
  • gaz et électricité : 420 ₴ le m³
  • travail et entretien : 180 ₴ le m³
  • contribution : 360 ₴ le m³

Le travail à façon ne demande aucun capital

Dans cette formule, le site n'achète rien. Pas d'approvisionnement, pas de stock, pas de risque de voir le prix de la séchée tomber pendant qu'elle est en cellule. Du matériel, du gaz et des gens, c'est tout.

L'argent arrive au fur et à mesure du séchage, parfois même d'avance. Le besoin en fonds de roulement est ici égal à zéro, et ce n'est pas une figure de style.

Le séchage de tout le volume annuel coûte 4 752 000 ₴. Gaz, électricité, opérateurs, entretien courant des cellules, et cela ne dépend pas de la formule dans laquelle le site travaille.

Une année sur le bois des autres

IndicateurMontant, ₴Commentaire
Chiffre d'affaires7 603 2007 920 m³ × 960 ₴
Coût du séchage4 752 0007 920 m³ × 600 ₴
Contribution2 851 200360 ₴ sur chaque mètre cube
Charges fixes1 980 000loyer, 5 personnes, chaudière, gardiennage
Bénéfice net871 20011,5% du chiffre d'affaires

Huit cent soixante et onze mille par an, sans une hryvnia engagée dans de la marchandise. Pour du matériel déjà amorti, c'est un métier tranquille avec la file devant la porte.

C'est exactement comme cela que Liubomyr a travaillé les quatre premières années.

La même cellule, un autre métier

« La première fois, c'est mon propre client qui me l'a dit. Il achète la verte à huit quatre, je la lui sèche pour neuf cent soixante, et il revend la séchée à douze six. Et il me dit franchement : Liubomyr, c'est toi le plus pauvre ici, alors que sans toi rien ne marche »

Le compte est simple. La planche verte coûte 8 400 ₴ le m³. La séchée, 12 600 ₴.

L'écart fait 4 200 ₴ par mètre cube, et le site en prend 960 ₴.

Les 3 240 ₴ restants vont à celui qui a pris sur lui l'achat, le stock et la vente. Le site touche 22,9% de l'écart, alors que sans lui cet écart n'existe pas du tout.

Ce que donne le bois propre

Acheter de la verte, la sécher et vendre de la séchée : à première vue le même travail, plus du commerce.

Monter le prix du séchage, Liubomyr a essayé deux fois, et deux fois il a buté sur le même mur. Son client peut toujours s'acheter sa cellule : tant que le séchage coûte moins que de posséder le matériel, il se vend ; dès qu'il coûte plus, le client investit chez lui. Le plafond du prix est fixé non par l'appétit, mais par le coût de la solution de rechange.

Le retrait et le rabotage emportent un cinquième

Un mètre cube de verte ne donne pas un mètre cube de séchée, mais 0,8. L'eau part, la planche s'affaisse en épaisseur, une partie passe en rebut, une autre disparaît au rabotage. Il faut donc acheter 1,25 m³ de verte pour un mètre cube de séchée.

Le coût d'un mètre cube de séchée tient en deux parties : 10 500 ₴ de matière et 750 ₴ de séchage. Au total 11 250 ₴.

Un m³ de planche séchée₴
Planche verte, 1,25 m³ × 8 400 ₴10 500
Séchage, 1,25 m³ × 600 ₴750
Coût de revient11 250
Prix de vente12 600
Marge1 350

Une marge de 1 350 ₴ contre 360 ₴ à façon. Un écart de 3,75 fois sur chaque mètre cube, et en plus la capacité se compte autrement : 7 920 m³ de verte donnent 6 336 m³ de séchée.

Le chiffre d'affaires, lui, prend une tout autre allure : 79 833 600 ₴ contre 7 603 200 ₴. Ce n'est pas une performance mais une particularité de la formule : le chiffre d'affaires du négociant contient le prix du bois acheté. Comparer des chiffres d'affaires n'a aucun sens ici, c'est la contribution qu'il faut comparer.

Sept fois et demie

La contribution sur bois propre fait 8 553 600 ₴. Moins les mêmes 1 980 000 ₴ de charges fixes, le net ressort à 6 573 600 ₴.

Contre 871 200 ₴ à façon, c'est 7,55 fois plus.

La même cellule, le même gaz, le même opérateur — et un bénéfice sept fois et demie différent.

C'est précisément ce calcul qu'on montrait à Liubomyr. Il est juste, et il n'y a dedans ni erreur ni exagération.

Ce que cela demande en argent

Il manque simplement une ligne dans ce calcul.

Pour vendre de la séchée, il faut d'abord l'acheter verte. Et pas une fois, mais en permanence : pendant qu'un lot sèche, un deuxième attend dans la cour et un troisième attend son acheteur au stock.

  • en cellules : 240 m³ de verte × 8 400 ₴ = 2 016 000 ₴
  • séchée au stock, 45 jours de vente : 864 m³ × 11 250 ₴ = 9 720 000 ₴
  • verte dans la cour, 20 jours : 480 m³ × 8 400 ₴ = 4 032 000 ₴
  • total immobilisé : 15 768 000 ₴

Le stock de produits finis est la plus grosse part de cette somme. La séchée ne se vend pas tout de suite : l'acheteur vient, choisit, prend un lot pour une commande précise. Quarante-cinq jours entre la sortie de cellule et le paiement, c'est un délai normal, pas un retard.

Le rendement du capital compte plus que le bénéfice

Six millions cinq cent soixante-treize mille sur quinze millions sept cent soixante-huit mille, cela fait 41,7% par an. Pas mal, mais on voit qu'il était absurde de comparer 6 573 600 ₴ à 871 200 ₴. Un gain se tient sur un capital nul, l'autre sur une somme 2,4 fois plus grande que lui.

Le stock de produits finis pèse ici 61,6% de tout le capital immobilisé. Pas les cellules, pas la cour avec la planche verte, mais bien cette planche séchée déjà prête qui attend son acheteur. C'est elle qu'il y a le plus, et c'est elle qui coûte le plus cher au mètre cube.

« Je suis allé à la banque chercher ces quinze millions. La banque a regardé mon site et m'a donné trois. Le reste, il fallait soit le ramasser sur le bénéfice pendant quatre ans, soit prendre un associé, soit travailler sur un volume plus petit »

« La banque m'a dit alors une chose que je n'ai pas comprise tout de suite. Ils disent : on vous prête contre le matériel en garantie, pas contre un stock de planches, parce qu'une planche c'est de la marchandise, pas un actif. Deux ans plus tard, j'ai compris ce qu'ils voulaient dire »

La marge à l'intérieur du prix

Il y a une deuxième chose qui n'était pas non plus dans ce calcul.

Une marge de 1 350 ₴ a l'air solide en hryvnias. En pourcentage du prix de vente, cela fait 10,7%, et c'est cette vue-là qui compte quand le prix commence à bouger.

Une marge mince casse au moindre mouvement de prix

Le coût d'un mètre cube de séchée est de 11 250 ₴, et il se fige au moment où la verte est achetée. Le prix de vente, lui, vit sa vie trois mois, le temps que le lot sèche et attende son acheteur.

Entre ces deux chiffres, il n'y a que 1 350 ₴ de jeu.

Dix pour cent sur la séchée, ce n'est ni une catastrophe ni une rareté. C'est le mouvement ordinaire du marché, quand les fabricants de meubles serrent leurs achats sur un trimestre ou quand un gros débarque avec un lot sur la même région.

Ce qui arrive si le prix tombe

Admettons que la planche séchée baisse de 10% : de 12 600 ₴ à 11 340 ₴.

Le coût reste à 11 250 ₴. La marge passe de 1 350 ₴ à 90 ₴ le mètre cube.

FormuleSéchée à 12 600 ₴Séchée à 11 340 ₴
À façon871 200871 200
Bois propre6 573 600−1 409 760
Capital immobilisé15 768 00015 768 000

Moins dix pour cent sur le prix transforment 6 573 600 ₴ de bénéfice en 1 409 760 ₴ de perte.

Le seuil de baisse

La limite exacte se calcule facilement. Les charges fixes de 1 980 000 ₴ réparties sur 6 336 m³ de séchée exigent une marge de 312,5 ₴ le mètre cube.

La marge peut donc tomber de 1 350 ₴ à 312,5 ₴, ce qui correspond à une baisse de prix de 8,23%.

Huit pour cent et quart. Le prix du chêne séché a bougé plus fort que cela, dans les deux sens, deux fois au cours des trois dernières années.

Le seuil de 8,23% n'est pas gênant en lui-même, mais en combinaison avec le délai. De l'achat de la verte au paiement de la séchée, il passe près de trois mois, et personne ne fixe le prix de sortie d'avance. Le patron prend donc un risque de prix sur trois mois avec 8,23% de jeu.

Pourquoi cela ne se voit pas en caisse

Le rapport de caisse montre l'argent entré et sorti. Il ne montre pas dans quelle formule il a été gagné.

  • la recette du séchage du bois des autres et la recette de la planche séchée vendue tiennent sur la même ligne
  • l'achat de planche verte a l'air d'une dépense, et non d'une mise en fonds de roulement
  • la planche séchée au stock n'existe pas du tout dans le rapport de caisse
  • le gaz et le travail ne sont pas séparés entre « mètres cubes des autres » et « les siens »

Pour voir la différence entre 41,7% de rendement et un capital nul, il faut répartir ces quatre lignes par formule. Aucun logiciel comptable ne le fera, car pour lui c'est la même recette venue de la même activité.

Ce qui avait été essayé avant

« Il y a deux ans, j'ai essayé. J'ai acheté un lot à un million et demi, je l'ai séché, et il est resté au stock cinq mois, parce que c'est juste à ce moment-là que les fabricants de meubles se sont arrêtés. J'ai vendu presque à prix coûtant et je n'ai plus approché cette idée »

Après cet épisode, Liubomyr a décidé que le bois propre n'était pas pour lui. Conclusion juste sur le résultat et fausse sur la cause : ce lot s'est arrêté non à cause de la formule, mais à cause de la taille, puisqu'il avait tout mis dans un seul achat.

Une troisième option, il ne la voyait pas.

L'erreur n'était pas dans la formule, mais dans le fait que Liubomyr tenait le choix pour binaire : ou le bois des autres, ou le sien. La troisième option ne demande ni passage complet ni quinze millions, seulement de calculer où passe la limite.

La formule mixte

La question qui décide de tout est d'une simplicité inattendue. À combien de mètres cubes du bois des autres peut-on confier les charges fixes du site ?

Ce chiffre est le principal de tout l'article. Il ne parle ni de bénéfice ni de marge : il dit quelle part de la capacité il faut consacrer au revenu sans risque pour pouvoir risquer le reste tranquillement.

Les charges fixes peuvent être payées par le bois des autres

Les charges fixes font 1 980 000 ₴. La contribution à façon est de 360 ₴ le mètre cube. L'une divisée par l'autre : 5 500 m³.

Cela fait 69,4% de la capacité des cellules. Les 30,6% restants sont libres.

À combien de mètres cubes confier les charges fixes

Dans cette formule, 5 500 m³ de bois des autres couvrent toutes les charges fixes exactement à zéro. Ils ne donnent pas une hryvnia de bénéfice, et pas une hryvnia de perte non plus.

Le reste de la capacité, 2 420 m³ de verte, soit 1 936 m³ de séchée, travaille sur bois propre. La contribution de 1 350 ₴ le mètre cube devient entièrement du bénéfice net : 2 613 600 ₴.

  • à façon, 5 500 m³ : couvre exactement les charges fixes de 1 980 000 ₴
  • bois propre, 1 936 m³ de séchée : bénéfice net de 2 613 600 ₴
  • capital immobilisé : 4 818 000 ₴ au lieu de 15 768 000 ₴
  • rendement du capital : 54,2%

Le risque de prix ne reste que sur le bénéfice

Le rendement ressort plus haut que dans la formule entièrement propre : 54,2% contre 41,7%. Il n'y a là aucune magie. Les charges fixes sont payées ici par l'argent des autres, donc le capital propre ne travaille que sur la marge.

Et l'essentiel. Avec une baisse de prix de 10%, la formule mixte donne 174 240 ₴, peu, mais en positif. Son seuil est de 10,71% au lieu de 8,23%.

Ce que Liubomyr a fait

« Je ne suis pas devenu négociant en bois et je ne suis pas resté un simple séchoir. Chez moi, deux tiers des cellules travaillent maintenant pour les autres, et cela suffit pour que je ne sois plus obligé de vendre ma planche à n'importe quel prix. Ce „plus obligé“, c'est toute la différence »

Le passage à la formule mixte s'est fait sur deux saisons, pas d'un coup. Liubomyr a d'abord calculé à combien de mètres cubes il confiait ses charges fixes, puis il a verrouillé cette part dans des contrats annuels avec ses clients réguliers, et seulement après il s'est mis à acheter de la verte sur la capacité libre.

L'ordre des gestes compte ici plus que l'idée elle-même.

Les 30,6% restants travaillent désormais sur bois propre, et Liubomyr achète par lots de quatre cents mètres cubes, non en une seule fois pour un million et demi. Si le marché fléchit, il n'achète pas le lot suivant, et les cellules ne s'arrêtent pas pour autant, puisque le bois des autres est dedans.

L'argent ne disparaît pas — vous ne le voyez simplement pas

« Pendant seize ans, j'ai cru que ma question était : combien prendre au mètre cube de séchage. En réalité ma question était : à combien de mètres cubes confier le loyer, les salaires et la chaudière. Ce sont deux questions différentes, et la seconde, je ne me l'étais jamais posée »

Dans le séchoir de Liubomyr, ni le matériel, ni le cycle, ni le coût du séchage n'ont changé. Toujours quatre cellules, 33 cycles, le même gaz et le même travail à 600 ₴ le mètre cube. La seule chose qui a changé, c'est qu'il sait quelle part des cellules paie ses charges fixes, et quelle part travaille pour le bénéfice.

Comment le voir sur votre propre séchoir

Tout ce qui précède tient sur une coupe que le rapport de caisse ne fait pas : le séchage à façon et le négoce de sa propre planche sont deux métiers différents sur le même matériel, avec des rendements et des risques différents. Tant qu'ils dorment sur une seule ligne de recettes, le patron ne voit ni que 5 500 m³ du bois des autres couvrent toutes les charges fixes, ni que la marge dans le prix de la séchée n'est que de 10,7%. Quand le chargement des cellules, les achats de verte et les ventes de séchée se comptent séparément d'eux-mêmes, le choix de la formule cesse d'être une affaire d'humeur — c'est précisément pour cela que les propriétaires de petites et moyennes entreprises utilisent Finmap : pour voir l'image financière au lieu de la reconstituer de mémoire.

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Sergiy Shuldik
Sergiy Shuldik
Expert financier chez Finmap
  • Conseil en activité commerciale et en gestion. Planification financière et stratégie.
  • CFO, NDA (2023–2025).
  • Analyste en sécurité financière et économique chez Letishops LLC (2019–2021).
  • Chef comptable, secteur public / ministère de la Défense de l'Ukraine (2014–2019).

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Questions fréquentes sur les finances d'un séchoir à bois

Qu'est-ce qui rapporte le plus : sécher le bois des autres ou acheter le sien ?

Cela dépend de votre mesure. Le travail à façon donne 871 200 ₴ par an sans une hryvnia de capital, le bois propre 6 573 600 ₴, mais exige 15 768 000 ₴ immobilisés. Comparez non les montants de bénéfice, mais le rendement du capital engagé et le risque.

Parce que vous prenez tout l'écart entre la planche verte et la séchée, et non le prix du séchage. La contribution à façon est de 360 ₴ le m³, la marge sur bois propre de 1 350 ₴, soit 3,75 fois plus, et en plus le volume se compte en mètres cubes de séchée, pas de verte.

Additionnez trois stocks : le bois en cellules, la verte dans la cour, la séchée au stock. Ici, 2 016 000 ₴, 4 032 000 ₴ et 9 720 000 ₴. La plus grosse part est le stock fini, 61,6% du capital, parce que la séchée coûte plus au mètre cube et reste plus longtemps.

La marge de 1 350 ₴ ne fait que 10,7% du prix de vente, et elle se fige le jour de l'achat de la verte, alors que la vente vient trois mois plus tard. Une baisse de 8,23% rend l'année déficitaire, et une baisse de 10% donne moins 1 409 760 ₴ au lieu de 6 573 600 ₴.

Divisez les charges fixes par la contribution du séchage à façon. Ici, 1 980 000 ₴ sur 360 ₴ donnent 5 500 m³, soit 69,4% de la capacité des cellules. Cette part ne rapporte aucun bénéfice, mais elle couvre entièrement le loyer, les salaires et la chaudière.

Parce que les charges fixes y sont payées par le bois des autres, donc le capital propre ne travaille que sur la marge. Le rendement ressort à 54,2% contre 41,7% dans la formule entièrement propre, et le capital immobilisé est de 4 818 000 ₴ au lieu de 15 768 000 ₴.

Pas entièrement, mais sérieusement. Le seuil de baisse monte de 8,23% à 10,71%, et à moins dix pour cent le site reste en positif de 174 240 ₴. L'essentiel est ailleurs : les cellules sont chargées du bois des autres, donc sa propre planche n'a pas à être vendue à n'importe quel prix.

Parce que la caisse montre les mouvements d'argent, pas la formule dans laquelle il a été gagné. La recette du séchage du bois des autres et celle de la séchée vendue tiennent sur une seule ligne, l'achat de verte a l'air d'une dépense et non d'une mise en fonds de roulement, et la séchée au stock n'y existe pas du tout.

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